Poignées de main

La charte

Charte constitutive

La crise écologique
un enjeu vital pour la planète

La pensée écologiste est née de la prise de conscience des menaces que les activités humaines font peser sur la planète.

L'explosion démographique, l’augmentation sans précédent des mobilités, l'accélération d'un progrès technique non maîtrisé constituent des défis inédits, dont l'enjeu est vital, puisque c'est la vie elle-même qui est menacée. L'épuisement des ressources, l'effondrement de la biodiversité, les concentrations humaines dans de vastes mégalopoles, ou l'accumulation de moyens de destruction massive, exigent la mobilisation sans retard de toute l'Humanité.

Dans les pays développés, le pouvoir d'achat se substitue peu à peu au pouvoir de vivre, tandis que dans les pays tiers, plus de 800 millions d'êtres humains survivent dans le dénuement absolu.

Au fond, la crise écologique est une crise relationnelle : entre l'Homme et la nature et l'Homme avec lui-même. Elle est environnementale, urbaine, sociale et culturelle. Elle concerne sans distinction tous les êtres humains, où qu'ils vivent et quel que soit leur niveau de développement, ou leur position sociale. Sa résolution conditionne la réponse à toutes les autres questions.

C'est ce défi sans précédent que l'Humanité se doit de relever, si elle veut vivre. Pour y parvenir, il est urgent d'agir sur les causes de cette crise afin de permettre à la planète, et à ceux qui y vivent, de recouvrer harmonie et équilibre.

La réponse est
politique et culturelle

La relation des communautés humaines avec leur territoire et la vie qui s'y développe, est le reflet d'une culture collective et d'une organisation sociale.
Dans un pays développé comme la France, les choix réalisés dans tous les domaines de la vie publique (agriculture, industrie, transports, énergie, urbanisme, travail,...) sont révélateurs d'un état d'esprit vis à vis de la planète. Ils sont décidés au nom de la collectivité dans les institutions issues du suffrage universel. C'est pourquoi, la réponse est nécessairement politique, au sens noble du mot : l'art de gérer la cité.
Mais, elle est aussi culturelle. C'est une vraie révolution des mentalités que ['Homme est invité à réaliser. Il s'agit pour lui :
♦  d'assumer sa responsabilité d'être pensant, car il est le seul de toutes les espèces à avoir la capacité à évaluer les conséquences de ses actes et à s’élever au-dessus de ses réflexes biologiques.
♦  de limiter volontairement son emprise sur le monde pour laisser une place aux autres formes vivantes, qu'elles soient animales ou végétales;
♦ de maîtriser les moyens considérables qui sont à sa disposition pour les rendre compatibles avec la vie ;
♦   de fonder une économie consciente des limites de la planète, de son espace habitable et de ses ressources;
♦   d’organiser une solidarité qui réunissent les femmes et les hommes de toute la Terre, pour assurer la sauvegarde de notre avenir commun.

Le choix de la vie

La pensée écologiste s'appuie sur quelques fondements, qui ont en commun d'exprimer notre amour de la vie :
•  le respect de la diversité: diversité des espèces, des communautés vivantes et des cultures. Elle est l'expression même de la complexité et de la richesse de la vie. Cette diversité est un formidable patrimoine, qui rend la Terre capable de combler notre besoin de découverte et d'émerveillement.
•   l'adaptation aux limites de la Terre: toutes les ressources de la Terre sont limitées, son étendue, son potentiel de production et sa capacité à digérer nos déchets. Les logiques économiques et les stratégies sociales doivent intégrer cette finitude du monde. Nous rejetons les régulations par catastrophes qui jalonnent l'histoire de l'Humanité.
•  la globalité de l'individu: l'être humain n'est pas seulement un consommateur et un producteur, il est aussi, et d'abord, un être sensible et un corps vulnérable. Aucune politique ne doit privilégier les intérêts économiques au détriment de l'intégrité de l'individu.
•   chaque personne est unique, sa vie ne peut être sacrifiée au nom du progrès ou de la raison d'Etat, de la Justice ou d'une idéologie.
•   l'identité des personnes et des cultures: les droits individuels sont universels comme l'affirme la déclaration des Droits de l'Homme que nous faisons nôtre; les individus sont divers, identifiés par leur culture, leur attachement à un territoire et à la communauté humaine qui l'habite. Ces liens et leur manifestation (langue, patrimoine collectif, culture) doivent être respectés et reconnus.
•   la liberté: cette valeur fondamentale ne peut être aliénée par l'Etat. Elle s'exerce dans une démocratie participative ou chacun doit avoir la possibilité de s'exprimer, de s’associer ou d'entreprendre dans le respect de la liberté des autres. Elle nous conduit à rejeter les régimes totalitaires, collectivistes ou ceux qui abandonnent la souveraineté politique au profit de mécanismes économiques.
•  la responsabilité: l'Humanité est responsable de la planète et de l'avenir de ses enfants. Par delà le temps et les distances, les générations et les peuples de la Terre sont solidaires d'un même futur. Nous sommes partisans de créer un droit des générations futures.
•   l'égalité dans la différence: les êtres humains ne naissent pas semblables, mais ils sont égaux en dignité, en droits et en devoirs. Chacun a droit aux mêmes chances éducatives, à la même qualité de la vie, au même accès à la citoyenneté, au même respect. Chacun a le devoir de contribuer à l'épanouissement de la communauté humaine et au respect de son environnement.
Ces fondements ne trouvent leur pleine cohérence qu'ensemble: aucun ne se comprend sans les autres.

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