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Nos propositions sur l'énergie

  • il y a 7 heures
  • 3 min de lecture

 



La transition énergétique n’est pas ennemie ni concurrente de la transition écologique. Elle est en mesure de contribuer à celle-ci à la condition que des orientations techniques rigoureuses soient mises au service d’objectifs politiques environnementaux ambitieux, et non l’inverse.

 

Nos convictions sur l’énergie

 

L’énergie est vitale pour l’homme, et à sa maîtrise sont associés des enjeux environnementaux : la santé et l’environnement sont prioritaires par rapport à la production d’énergie.

Les gaz à effet de serre sont utiles, mais notre ère industrielle est à l’origine d’un déséquilibre qui crée un réchauffement dangereux pour les êtres vivants.

L’empreinte carbone d’une solution énergétique doit être analysée sur son cycle de vie complet.

Les priorités sont d’éliminer les gaspillages par une sobriété librement consentie et de décarboner directement les secteurs (ex : l’isolation thermique des logements).

En France, le mix électrique, représentant 27% du mix total, est décarboné à 95% : c’est donc sur l’autre partie du mix, celle qui aujourd’hui fait appel à des énergies fossiles, qu’il faut travailler pour décarboner le mix total.

Cela peut passer par une électrification des usages de l’énergie, ainsi que par un recours aux énergies renouvelables thermiques pour les bâtiments (incluant le petit solaire et les pompes à chaleur géothermiques et autres) et pour l’industrie, à des solutions biosourcées pour les transports.

 

Quelle transition énergétique en France ?


Appliquer les priorités politiques décrites à l’art. L 100-1 du Code de l’énergie, en particulier :

 

-         Une énergie décarbonée, pilotable et souveraine

-         Une énergie compétitive (ménages ; entreprises)

-     Une énergie respectueuse de l’environnement et de la santé, et respectueuse des territoires,

 

Quel vecteur pour porter de telles priorités ?

 

Le Décret PPE 3 du 12 février 2026 à l’évidence ne répond pas à cette orientation.

Tout donne à penser qu’il est illégal sur plus d’un plan, et qu’aboutiront les recours en annulation engagés par le monde associatif auprès du Conseil d’État.

 

Il y a donc lieu de reprendre le processus de programmation par voie législative qu’avait engagé le gouvernement Bayrou, avec pour objectif concret une Loi de programmation pluriannuelle 2026-2060 qui serait fondée sur trois principes lisibles :

 

-         Réduire la consommation d’énergies : encourager la sobriété énergétique ; placer les accompagnements publics sur l’efficacité énergétique (bâtiments, transports, industrie, agriculture) ;

 

-         Diversifier les usages de l’énergie : privilégier les solutions locales respectueuses de l’environnement, et procéder à une électrification à un niveau raisonnable (aux environs de 40% en 2060),complétée par un recours aux énergies renouvelables thermiques ;

 

-         Mettre de la raison sur le choix des solutions de production :

 

o  Privilégier les énergies bas-carbone les plus pilotables : renouvelables de proximité thermiques, électricité nucléaire (dans le respect absolu des règles de sécurité), et hydroélectricité seulement lorsqu’il sera avéré qu’elle ne nuit pas à la bonne santé écologique des cours d’eaux ;

 

 

o  Renoncer progressivement aux électricités intermittentes industrielles, à l’exception notamment du solaire sur sols déjà artificialisés et sur les ombrières de parkings (à l’instar du solaire sur les toits des particuliers) :

 

  • Leur intermittence est compensée par du gaz aujourd’hui carboné, et leur priorité d’injection dans le réseau a pour effet de brider les sources pilotables les plus compétitives ;

  • Elles ne permettent pas de fournir la demande en situation anticyclonique hivernale ;

  • Ayant des coûts complets de production élevés, elles renchérissent le prix de l’électricité ;

  • Elles nuisent à l’attractivité des territoires ruraux, détruisent la qualité des paysages et participent à la destruction d’espèces protégées.

 

Conclusion

 

La transition énergétique, politique sectorielle essentielle, doit être mise au service des enjeux de protection de la nature, de l’environnement et de la santé tels que décrits dans la Charte de l’Environnement.

Source de l'image, Wikimedia Commons

Barrage de Bergerac en Dorgogne, exploité pour la production d'hydroélectricité

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