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Position relative au mix énergétique

Dernière mise à jour : 2 mai 2023

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- Considérant la priorité absolue de contribuer à la lutte contre la dérive climatique,.

- Considérant que depuis 2022 et selon les prévisions élaborées par RTE la France est et sera importatrice d’électricité et qu’elle dispose d’un des mix énergétiques les plus décarboné de la planète.

- Considérant que les énergies renouvelables présentées comme une alternative (éoliennes industrielles terrestres, parcs photovoltaïques au sol) impactent les paysages et la biodiversité, altèrent le cadre de vie des habitants, consomme des terres fertiles et des milieux naturels, dégradent le bilan du mix énergétique du fait de leur intermittence.

- Considérant qu’il ne peut y avoir de solution durable sans une modération substantielle de notre consommation énergétique.


A. Les Écologistes– MEI plaident pour le maintien du potentiel de production électronucléaire, sur la base de sa contribution au mix électrique moyenné sur les 10 dernières années et acceptent le renouvellement des centrales en fin de vie sous réserve :


1. de rester dans les périmètres déjà nucléarisés sans surdimensionnement des capacités de production,

2. de réduire sensiblement le réchauffement des eaux de surface,

3. d’être exemplaire dans l’extraction du minerai d’uranium et, à cette fin, de corriger les manquements éventuels au respect des habitants et de l’environnement des régions d’extraction,

4. de rechercher une solution de gestion des combustibles irradiés qui répondent aux enjeux d’aujourd’hui et des générations futures ;


B. exigent l’arrêt immédiat du déploiement de nouvelles éoliennes industrielles terrestres ;


C. demandent que soient interdites les centrales solaires qui amputeraient l’espace agricole productif (agrivoltaisme) ainsi que l’espace boisé, en contradiction absolue avec l’objectif de zéro artificialisation nette affirmé par la loi ;


D. considèrent que le solaire photovoltaïque est utile pour une alimentation domestique lorsqu’il s’installe sur des surfaces déjà artificialisées et que le solaire thermique ne doit pas être négligé ;


E. invitent à ne pas oublier les énergies dé carbonées non intermittentes, sous réserve de ne pas confier leur développement aux industriels du profit et de sélectionner les projets en fonction de leur innocuité sur les paysages, les espèces vivantes, les terres agricoles, les puits de carbone que représentent les forêts, les riverains ;


F. émettent de sérieux doutes quant à l’électrification des mobilités individuelles et demandent le développement d’une stratégie audacieuse de réduction des besoins dans ce domaine : véhicules consommant 3 litres aux 100 km (découragement des véhicules lourds par un malus significatif), réduction des mobilités imposées (plus de création de commerces en périphérie de ville, plus de création d’activités près des échangeurs autoroutiers mais de préférence près des gares, évaluation préalable à la fermeture des services comme les maternités, les postes, services fiscaux…), redéploiement du ferroviaire de proximité (des tramways sur les lignes anciennes à faire renaître).


Les Ecologistes – MEI considèrent qu’un projet ne peut trouver sa légitimité que dans l’acceptation au moins majoritaire des populations concernées, ce qui suppose de mettre en place des procédures démocratiques de consultation (par le biais des PLU ou sous forme référendaire).


Concrétisation du débat du Conseil national des Écologistes – MEI réuni les 25 et 26 mars 2023 à Epoisses.

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