Ukraine : la dérive prévisible d'un empire paranoïaque

Dernière mise à jour : 4 avr.


La guerre est une maladie de l’Humanité. Elle gaspille des vies, des ressources et des territoires. Seul un sursaut civilisationnel, un sursaut de l’intelligence, et la prise de conscience que les défis comme le climat et la faim sont les déterminants de notre avenir collectif, peuvent nous sortir des logiques de guerre.

Cette rationalité est-elle accessible à Monsieur Poutine ? Les empires dirigés par des autocrates ont toujours été dans l’Histoire d’insatiables conquérants au détriment de leurs voisins. Il n’y a pas de liberté possible sans démocratie, et réciproquement : le tsar russe n’aime pas les démocrates.

La Russie a un niveau de vie deux fois inférieur à celui de la France, un salaire médian mensuel de l’ordre de 400 euros et une pauvreté qui s’accroît depuis 2012. Le pays préfère accroître ses dépenses militaires depuis plusieurs années et engager une guerre coûteuse plutôt que de consacrer ses ressources à l’amélioration des conditions de vie de ses ressortissants : cette orientation ne peut être contestée parce que le régime ne tolère aucune voix discordante.

La seule manière immédiate non armée de mettre fin au conflit russo-ukrainien est d'enlever à la Russie les moyens de sa guerre : l’isolement économique doit être total. La défense de la liberté vaut bien quelques sacrifices. L’embargo doit être décrété sur tout échange économique, les achats de gaz et de pétrole arrêtés… L’arme économique est plus efficace que l’arme offensive, à condition que la réponse soit sans faille.

Il est nécessaire de s'interroger sur notre incapacité à désactiver un conflit qui était en germe depuis des années. La soumission de l'Europe à l'Amérique ne favorise pas la stabilité sur notre continent.


Antoine Waechter

Coprésident du MEI

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