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Protection de la nature : le MEI appelle à un sursaut politique et institutionnel

  • 5 mai
  • 2 min de lecture


Le Mouvement Ecologiste Indépendant tenait Webinaire le 26 février, sur le thème « Pour une politique en faveur de la Nature »

 

 Les échanges qui ont suivi la présentation ont mis en relief et confirmé :

 

- Une alerte écologique majeure : la disparition des insectes, le silence des campagnes surexploitées et des forêts.

 

- Un profond désarroi chez les défenseurs de la nature, doublé d’une détresse de la nature elle-même face à l’arrogance croissante des aménageurs et des porteurs de projets. Cette arrogance prend trop souvent appui sur la complicité des hauts responsables de l’État et de grandes collectivités, ainsi que sur la soumission des fonctionnaires des services déconcentrés de l’État et de magistrats peu formés à l’environnement, sous couvert d’emploi et d’attractivité économique de territoires souvent pauvres et peu peuplés, en réalité considérés comme des espaces à exploiter.

 

- Une urgence éducative : former la population française aux enjeux vitaux de la protection des milieux marins et littoraux.

 

 

Orientations politiques résultant de ce constat 

 

Les pouvoirs publics oscillent entre atteintes délibérées contre la nature et un laisser-faire qui confine à l’inaction environnementale. Les déséquilibres qui en résultent sont porteurs de risques pour les générations futures.

 

Le Mouvement Ecologiste Indépendant appelle donc à un sursaut politique et institutionnel pour replacer la nature au cœur des décisions publiques.

 

Aussi, à la veille d’une échéance politique essentielle, le Mouvement soutiendra toute personnalité politique qui incarnera un projet de réforme en faveur de la Nature comprenant au minimum :

 

En droit :

 

- Une mise en œuvre résolue de la Charte de l’Environnement ;

 

- La création d’un Défenseur de l’environnement ayant notamment une compétence de médiation avec capacité d’auto saisine ;

 

- La formation des juges à l’environnement par une autorité indépendante ;

 

- L’opposabilité des avis de l’Autorité environnementale et du Conseil national de protection de la Nature ;

 

- L’arrêt du système délétère des dérogations à l’interdiction de détruire les espèces protégées et leurs habitats, dépourvues de compensations effectives pour les espèces impactées ;

 

Sur le fond :

 

- L’extension et opposabilité des zonages de protection naturelle ;

 

-  Un encouragement au vieillissement des forêts, également utile pour créer des puits de carbone ;

 

- Une réhabilitation réaliste de la dynamique naturelle des cours d’eau ;

 

- Une révision concertée de la politique agricole en rendant effectives les mesures agroenvironnementales contractualisées.

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