Sensibilité au prix de l'essence
- il y a 3 jours
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Les tensions autour du détroit d’Ormuz conduisent à une élévation du prix du pétrole et donc des carburants. Le sujet fait désormais la une de l’actualité.
Pourtant l’impact réel est sans doute moins important que sa médiatisation. Pour quelqu’un faisant 2 000 km par mois en voiture, et pour une consommation de 7 litres aux 100 km, une hausse de 40 centimes à la pompe conduit à une hausse de sa facture mensuelle en carburant de 56 €. Si la crise dure 4 mois il dépensera un peu plus de 200 € supplémentaires. Cela peut être gênant pour certaines personnes mais reste en dessous de n’importe quel accident de la vie (10 % du prix d’un implant dentaire et très en dessous aussi de la majorité de la moindre réparation automobile ou des hausses successives sur la fiscalité locale).
- En matière de prix de l’essence on se souvient des hausses, jamais des baisses, pourtant le prix du carburant est aujourd’hui (en monnaie constante ou ramené au coût en heure de travail) inférieur à ce qu’il était dans les années 1960 quand l’automobile s’est imposée.
- Les baisses de taxation sur l’essence aujourd’hui demandées conduiraient à une perte pour l’État qui serait compensée par d’autres prélèvements.
- A terme, l’essence augmentera inexorablement du fait de la raréfaction du pétrole, une baisse des prix conduirait à rendre non rentables tous les efforts réalisées en matière d’économie d’énergie.
La sensibilité de nos concitoyens à cette question, bien au-delà de son impact concret sur leur vie, nous dit beaucoup sur les impasses de notre société et la difficulté à réussir la transition énergétique.
La baisse des coûts de l’énergie ne devrait pas faire partie des revendications écologistes.
Didier Barthès





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